Quel système de gestion des contenus (CMS, Content Management System) choisir pour garantir un temps de chargement optimal des pages de votre site ? Salesforce Commerce Cloud, Prestashop, WooCommerce, Magento, WordPress, Hybris ou plateforme maison… Au-delà des promesses de chacun, le CMS parfaitement rapide existe-t-il ?

A la recherche du CMS parfait

Quel qu’il soit, un CMS n’est pas complètement responsable de la performance web. Pourquoi ? Tout simplement parce que tout dépend de sa configuration et de son implémentation.
Alors, allons à l’essentiel : non, le CMS “parfait” - c’est-à-dire qui garantirait la vitesse d’un site en toutes circonstances - n’existe pas. Pas plus que le dahu ou la petite souris.

En termes de conception, un site web, c'est schématiquement l’association de 3 couches :

  • les templates (fournis en général par le CMS ou le service IT)
  • les contenus (images, textes… fournis en général par les webmasters, UI designers, content managers...)
  • les outils marketing (trackers, contenus dynamiques et autres Third Parties…).

Dans un monde parfait, voici ce qui se passerait : des templates ultra optimisés seraient automatisés, tous les contenus seraient eux aussi optimisés (images compressées et resizées...), les Third Parties seraient intégrés avec parcimonie. Dans ce monde idéal, tout serait implémenté proprement de bout en bout depuis la création des templates jusqu’aux applications tierces.

Ce monde idéal n’existe pas, et en pratique, même avec les templates les mieux conçus, chaque contenu ajouté ensuite sur le site - dynamique ou statique - alourdit l’ensemble dans des proportions parfois critiques pour les temps de chargement. Une solution radicale consisterait à “forcer” l’optimisation de tout contenu et application tierce ajoutée sur un site, mais les CMS du marché ne fonctionnent pas de la sorte.

Ainsi, les équipes IT n’ont généralement la main que sur le premier tiers du schéma ci-dessus : les templates. Et aussi optimisés qu’ils soient, ils ne sont responsables que d’une partie des performances. Seule une solution qui optimise l’intégralité du site de façon automatisée et industrielle peut couvrir l’ensemble du spectre, en plus de soulager les équipes techniques.

Pour être complet, il faut traiter le cas AMP. Ce n’est pas à proprement parler un CMS mais son format est tellement contraignant que les pages sont d’office réduites à leur plus simple appareil.

Le cas AMP

Parmi les démarches les plus compatibles webperf, le format AMP qui a émergé il y a quelques années permet un gain sur le Speed Index allant de 15 % à 85 % par rapport à une page normale. Difficile de faire mieux parce que ce format réduit les pages à l’essentiel à la façon de pages Wikipedia : du texte, quelques images, le goût des choses simples. Sauf qu’en pratique, cette solution est difficilement applicable pour un site e-commerce entier, par exemple.

Alors, existe-t-il une solution miracle ? Malheureusement non.
La webperf reste un domaine complexe dont les solutions ne se trouvent pas dans un CMS, ni dans une refonte, ni sous le sabot d’un cheval.

Quelques observations typiques de nos experts webperf

A toutes fins utiles, voici quelques observations qui pourront vous aider si votre CMS ne tient pas ses promesses et que les performances ne sont pas au rendez-vous :

  • Les plug-ins ou extensions : pour exploiter au mieux un CMS, la tentation d’installer des plug-ins pour telle ou telle fonctionnalité est grande. Ils sont pourtant une cause inévitable de ralentissement.
  • La gestion des fonts : les fonts chargées sur un serveur externe, ce n’est pas la meilleure solution quand on sait que toute requête supplémentaire a un impact sur le temps de chargement (DNS + connexion TCP + connexion TLS). En matière de font, nous proposons d’ailleurs une série de fonctionnalités pour optimiser leur chargement.
  • Les Third Parties : ils sont incontournables pour collecter des données, apporter du contenu, améliorer l’expérience utilisateur… D’après une étude que nous avions menée en 2016, un site comptait en moyenne 21 Third Parties par page et nous avons constaté que ce nombre a largement augmenté. Dans la mesure où leur présence peut ralentir l’affichage des pages, la gestion de leur implémentation est un enjeu lui aussi incontournable en matière de webperf.

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