World CDN webperf

Le Content Delivery Network (CDN) fait partie des basiques de la webperf. Il permet de rapprocher le contenu des internautes en assurant un rôle de “relais” sur internet. Grâce à cette technique, la distance que doivent parcourir les informations du serveur à l’internaute est la plus courte possible - et plus le chemin est court, plus la réponse est rapide.

Utiliser un CDN est souvent le premier réflexe pour optimiser ses temps de chargement. Mais comment se mesure l’impact ? Faut-il s’équiper d’un CDN ou de plusieurs ? Et comment choisir ? Lumière sur cette solution incontournable.

Le ROI du CDN en question

Le cas le plus fréquent qui pousse à s’équiper d’un CDN est le suivant : un contenu est servi depuis une zone géographique et l’audience est localisée dans un autre pays. Ainsi, pour améliorer la vitesse du site, le contenu est mis en cache et relayé par un CDN ou par un serveur de cache.
Les résultats sont à peu près similaires entre ces deux options. Plus précisément, dans la mesure où le rôle des CDN est d’optimiser la diffusion des contenus, ils ont souvent des accords avec les FAI et sont donc plus proches (au sens réseau) que des serveurs de cache chez un hébergeur, offrant des performances un peu plus intéressantes.

Mais en réalité - mettons les pieds dans le plat - un CDN utilisé en local (par exemple, pour un site français avec des utilisateur.rice.s en France) permet à lui seul des gains webperf de quelques petits %, ce qui reste léger par rapport aux frais engagés.

Pour un site à fort trafic, le budget mensuel peut atteindre 2 500 euros, voire beaucoup plus, avec pour conséquence un waterfall qui ne va pas fondamentalement changer. On peut au mieux espérer économiser 3 à 5 ms pour un contenu qui serait délivré en 40 ms par un serveur de cache, un effet loin d’être retentissant. En réalité, le ROI généré par l’utilisation d’un CDN seul n’est pas mesurable. Mais alors, pourquoi s’équiper ?

comparatif CDN desktop webperf

Comparatif sur desktop

Comparatif CDN webperf mobile

Comparatif sur mobile

Le CDN : une optimisation webperf parmi (tant) d’autres 

L'intérêt d’un CDN est évident pour améliorer des temps de chargement impactés par la distance qu’un contenu doit parcourir entre serveur et utilisateur.rice. Toutefois, dans le cas le plus général, l’écart de performances d’un CDN à l’autre n’est pas flagrant et les écarts entre les investissements et les gains peuvent être difficiles à justifier.

webperf CDN fasterize

Notons que sur certaines zones géographiques “compliquées” en raison de leur étendue ou de contraintes liées aux infrastructures (Brésil, Russie, Chine, Inde, Afrique), la différence peut être au contraire extrêmement importante.

Autrement dit, rapprocher les contenus est une bonne chose, mais une page lourde reste lourde, et s’il y a un grand nombre de requêtes pour la charger, le CDN ne les fait pas disparaître par magie. C’est donc une base nécessaire mais ce n'est pas LA réponse à tous les problèmes d’un site lent, et il ne dispense certainement pas d’actions de Front-End Optimization.

Mettre en place des optimisations webperf requiert évidemment un investissement supplémentaire en temps et en ressources par rapport à un CDN seul, mais c’est grâce à elles qu’il vous sera possible d’atteindre les meilleures performances et aussi de mesurer un ROI.

Ainsi, quand ils font plus que rapprocher le contenu des internautes comme de simples commodités, les CDN peuvent être dotés de multiples fonctionnalités : optimisation de contenus, sécurité, applicatif… Voyons ces évolutions en détail pour mieux comprendre comment s’équiper en fonction des besoins.

Comment choisir un CDN et doit-on en avoir plusieurs ?

Côté Front et sécurité

Les CDN ont muté, ils deviennent de plus en plus intelligents ! Certains sont capables de transformer le contenu de façon unitaire, de - par exemple - minifier des fichiers JS ou CSS, de compresser et redimensionner des images… Sans aller jusqu’à réécrire le code, ils proposent des fonctionnalités similaires à des outils de FEO.

D’autres adressent aussi les aspects sécurité : anti-DDoS, WAF ou anti-bot.

Côté stack technique

Certains CDN proposent par ailleurs des fonctionnalités qui permettent de profiter des dernières évolutions webperf. Par exemple : support de HTTP/2, TLS1.3 - des features qui s’opèrent plutôt côté stack technique, moins visibles pour l’utilisateur.rice final.e.

A noter : la majorité des requêtes sur le web sont passées en HTTPS (comme le montre le graphique ci-dessous, extrait de HTTP Archive). 

CDN HTTP Archive webperf

Or sachez que certains acteurs continuent de faire payer des sommes élevées pour les certificats TLS. Pourquoi ? C’est un héritage de la période où il fallait des CPU puissants pour décrypter tous les échanges. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, alors ce serait vraiment dommage de continuer à payer pour du SSL (ou TLS maintenant). Sachez que beaucoup d’acteurs le proposent maintenant gratuitement, et Fasterize en fait partie.

Quid du multi-CDN ?

La question du multi-CDN peut se poser pour des sites à dimension internationale, notamment pour le marché du luxe ou pour des constructeurs auto-moto.

Auparavant, un site pouvait faire appel à plusieurs CDN selon les fonctionnalités souhaitées et en fonction des zones géographiques à couvrir, ajoutant ainsi de la complexité pour la configuration de chaque CDN.

Mais aujourd’hui, dans ce contexte multi-CDN, il vaut mieux les utiliser pour faire ce qu’ils font le mieux : servir le contenu - et laisser les fonctionnalités évoluées et les configurations de cache à des acteurs spécialisés type Fasterize, voire le gérer en interne

En résumé, les CDN ont déjà évolué et peuvent faire bien plus que rapprocher les contenus. Et demain ?

L’avenir des CDN : vers toujours plus de fonctionnalités

On voit apparaître des CDN encore plus intelligents dits "at the edge" : dotés de Service Workers permettant de faire de l'applicatif light sur les serveurs du CDN. Par exemple, en cas de redirection en fonction d'un cookie, la redirection est codée à l'intérieur du CDN au lieu d’entraîner un retour au serveur d'origine.

Certains CDN commencent aussi à faire du Machine Learning d’après les données qu’ils font transiter pour apprendre du trafic qu'ils voient passer. Par exemple, un trafic récurrent peut être mis en cache automatiquement même s’il n’a pas été indiqué comme cachable. 

En somme, le progrès est en marche et nous sommes évidemment impatient.e.s d’observer les prochaines évolutions.

Alors, du simple rapprochement de contenus à leur optimisation en passant par des aspects de sécurité, les acteurs sur le marché sont nombreux. Il ne vous reste plus qu’à identifier les fonctionnalités dont vous avez besoin ! 

Et pour en savoir plus sur l’offre de CDN de Fasterize
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